pages: 28
Première édition: 21.05.2026
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Ce travail explore la responsabilité morale individuelle dans le contexte de la crise climatique, en s’interrogeant sur la pertinence de limiter sa reproduction face aux conséquences écologiques. Il analyse le mouvement internationalement reconnu et écologiquement motivé Birthstrike (#BirthStrike), dont les participantes choisissent délibérément de ne pas avoir d’enfants afin de mettre en lumière les menaces existentielles posées par le changement climatique. Les motivations des « Birthstrikers » incluent la réduction de leur empreinte carbone personnelle – des études identifiant la procréation comme l’une des actions individuelles les plus impactantes pour le climat – ainsi que la préoccupation pour les générations futures confrontées à un monde écologiquement instable. En rendant publiques leurs décisions reproductives, les activistes visaient à exercer une pression politique pour des mesures climatiques structurelles et à promouvoir la justice intergénérationnelle.
Cependant, dans le débat public, le mouvement a souvent été mal compris et accusé de misanthropie, d’antinatalisme ou d’éco-fascisme. Les facteurs ayant limité son impact incluent les mauvaises interprétations médiatiques, le déni climatique et l’injustice épistémique.